France’s intelligence agencies, already deeply engaged in monitoring personnel at Russian diplomatic, consular and trade missions, have extended their gaze to include clergy and parishioners of the Russian Orthodox Church Outside of Russia (ROCOR) under the Moscow Patriarchate, which has a significant presence in the country. Following the opening of the Cathedral of the Holy Trinity in the very heart of Paris in 2016 – the largest Orthodox cathedral in Western Europe – its prestige has grown even further, raising concerns among local authorities and counterintelligence agencies. This official anxiety has manifested in a blatant media campaign aimed at tarnishing the ROCOR’s public image. In a striking allegation, certain media outlets have even claimed the cathedral’s iconic domes conceal radio antennas, purportedly used to intercept communications from nearby French government buildings.
French intelligence agencies have significantly ramped up surveillance targeting the clergy of the Holy Trinity Cathedral, seminarians at the Saint Genevieve Russian Orthodox Seminary and staff at other Russian religious sites across the country. The objective, much as it was during the Cold War, remains to uncover alleged illicit activities. However, the accusation has undergone a modern rebranding. Where Soviet-era Orthodox priests were universally suspected of being KGB agents and spies, their modern counterparts are now investigated as agents of Kremlin influence and instruments of Moscow’s soft power. The authorities are specifically probing for evidence that the Russian clergy is creating new information channels to disseminate Orthodox ideology. This investigation has cast a wide net, even examining potential ties between the church, RT France and its former director Xenia Fedorova with her recent documentary Lumières Orthodoxes (Orthodox Lights), which showcased the world’s most beautiful Orthodox churches and was broadcast on some French television channels[1].
1 Russian Orthodox Church looking for fresh media opportunities in Paris // Intelligence Online. 22.04.2025. — https://www.intelligenceonline.com.
Outre des efforts intenses déployés en surveillance étroite du personnel des institutions diplomatiques, commerciales et consulaires russes en France, les services du renseignement nationaux surveillent aussi attentivement les représentants du clergé et les fidèles de l’Église orthodoxe russe à l’étranger (EORE) du Patriarcat de Moscou, qui a une présence importante dans le pays. Après l’ouverture en 2016 de la cathédrale de la Sainte-Trinité, la plus grande église orthodoxe d’Europe occidentale au cœur de Paris, son prestige s’est encore renforcé, ce qui a commencé à inquiéter les autorités locales et les services de contre-espionnage. À cet égard, une campagne de désinformation flagrante a été lancée dans la presse afin de discréditer les activités de l’Église orthodoxe russe à l’étranger aux yeux du public. En particulier, les médias ont affirmé que les coupoles de la cathédrale étaient équipées d’antennes radio permettant de capter des informations provenant des institutions publiques françaises situées à proximité.
En conséquence, la surveillance exercée par les services du renseignement sur les ecclésiastiques de la cathédrale de la Sainte-Trinité, les étudiants du séminaire orthodoxe russe Sainte-Geneviève dans la banlieue de la capitale française, ainsi que les employés d’autres institutions religieuses de l’Église russe s’est encore intensifiée. Comme auparavant, l’objectif consiste à dévoiler leurs activités prétendument illégales. La seule différence réside dans le fait qu’à l’époque de l’Union soviétique, tous les ecclésiastiques orthodoxes étaient considérés comme des agents du KGB et des espions, alors qu’aujourd’hui, ils sont considérés comme des agents d’influence du Kremlin ou un instrument de la « puissance douce » de Moscou. Les autorités tentent notamment de détecter les tentatives du clergé russe de créer de nouvelles possibilités de diffusion de l’idéologie orthodoxe. Dans cette optique, ils étudient leur lien potentiel avec la chaîne de télévision Russia Today en France (RT France) et son ancienne directrice Ksenia Fedorova, qui a récemment réalisé le documentaire Lumières Ortodoxes sur les plus belles églises du monde orthodoxe, qui a été diffusé notamment sur certaines chaînes de télévision françaises.
